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Une bonne “terre” pour un développement durable.

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La “terre”, le sol, est un écosystème complexe et dynamique, ainsi qu’une ressource précieuse pour la subsistance des êtres humains. Mais un sol sain n’est-il pas aussi une ressource vitale pour la survie de notre planète et le développement durable de l’humanité ?

 

Développement durable : l’importance d’un sol en bonne santé.

Un sol vivant et fertile requiert un délicat équilibre de l’écosystème. Un sol riche en matière organique résiste mieux à l’érosion, absorbe plus d’eau et garantit la prolifération des micro-organismes qui améliorent sa texture et son oxygénation par leur circulation, et décomposent les matières organiques et minérales en les transformant en nutriments disponibles pour les plantes. En plus d’absorber par leurs racines les nutriments et l’eau (H²O) essentiels à leur croissance, les plantes “s’alimentent” également de lumière solaire et de carbone (CO²), qu’elles captent grâce au processus de photosynthèse. Lorsqu’elles meurent, elles se décomposent et se transforment en matière organique qui alimente à son tour les organismes vivants du sol, concluant ainsi le cycle naturel.

« Toute la vie sur terre vient du sol et y retourne. La mort devient vie grâce au sol, car la matière organique en décomposition contient tous les nutriments dont les plantes ont besoin. Un bon agriculteur doit respecter ce cycle naturel et faire en sorte que le sol reste vivant et fertile. »

John Seymour

Pour le docteur Elaine Ingham, fondatrice de Soil FoodWeb Inc., un sol riche en matière organique et avec une bonne structure a un pouvoir de transformation. Chaque bactérie, champignons, insecte ou animal a un rôle à jouer dans cette grande toile, alors pourquoi essayer de ré-inventer la roue alors que la nature a tout prévu et a mis au point un système si équilibré, fonctionnel et solide ? Un sol sans structure, bactéries ou champignons, par exemple, ne permet pas le développement des racines profondes, ne permet pas la circulation de l’oxygène, et les nutriments, en conséquences, ne sont pas assimilables par les plantes et sont gâchés. Un sol gorgé de pesticides de synthèse toxiques se dégrade se devient pauvre en organismes bénéfiques au sol, et devient donc dépendant aux intrants. Pour vaincre cette dépendance chimique, comme le défend le docteur Elaine, il faut cultiver avec la nature:

« nous devons éduquer les gens pour qu’ils comprennent que les plantes peuvent prendre soin d’elles-mêmes sans que nous les dérangions. Dans le concept de cultiver avec la nature, nous fournissons les nutriments et une diversité de micro-organismes qui permettent de les transformer, et les plantes font le reste. Les plantes sont mieux nourries, elles développent un bon système immunitaire et résistent mieux aux attaques des maladies et ravageurs. Elles offrent donc un meilleur rendement. »

Ce sont des pratiques agricoles qui ne consomment pas les ressources de manière intensive mais contribuent à la restauration du sol. En ré-introduisant la vie dans le sol, en augmentant les nutriments et la biodiversité, nous gagnons en résilience, productivité, et en bonus, nous contribuons à l’amélioration de notre environnement.

 

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Kit Potager de Balcon

Saviez-vous que votre balcon était si fertile ?

SAIBA MAIS SAIBA MAIS

Développement durable : préserver et restaurer.

La déforestation, les pâturages intensifs, l’urbanisation, ont occasionné une diminution historique du niveau de stockage de carbone par le sol. Restaurer les sols dégradés, adopter des pratiques de conservation des sols et transformer les zones imperméables en jardins peut faire la différence. Préserver et restaurer les sols apparaît aujourd’hui comme un mécanisme efficace pour séquestrer de grandes quantités de carbone rapidement et ainsi lutter contre les changements climatiques.

Tim LaSalle, co-directeur de l’Initiative d’Agriculture Régénérative, menée par l’Institut pour le Développement Durable de l’Université de l’Etat de Californie, rappelle que l’agriculture peut jouer un rôle essentiel dans la diminution du taux de CO² de l’atmosphère. Bien que certaines pratiques de l’agriculture biologiques soient régénératives, LaSalle insiste sur le fait que dans un délai aussi court, il faut absolument adopter les techniques de l’agriculture régénérative. Avoir recours à la rotation des cultures, à la polyculture, aux associations d’espèces et au compostage fait partie de cette panoplie d’outils d’une agriculture qui respecte les processus et les rythmes naturels.

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